Les salariés toujours très attachés au télétravail ?!
- SNECA

- 18 nov.
- 2 min de lecture
L’étude de l’Observatoire du télétravail (créé par l’Union des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT pour être transparent 😉) vient nuancer l’idée d’un recul massif du télétravail en France.
Malgré les annonces médiatiques de certaines entreprises cherchant à faire revenir leurs salariés au bureau, aucun recul n’est en cours.
📊 État des lieux du télétravail (mars–mai 2025)
77 % des salariés (public et privé) affirment que le télétravail n’a pas été supprimé.
Seules 7 % des personnes interrogées indiquent qu’il a disparu dans certains services.
31 % constatent que leur employeur encourage un retour sur site, souvent de manière informelle.
12 % ne savent pas exactement quelle est la politique de leur entreprise à ce sujet.
➡️ Conclusion : il n’y a pas d’abolition du télétravail, mais plutôt une réduction du nombre de jours télétravaillés, sans effet significatif sur sa place globale.
🕒 Organisation et fréquence
Le télétravail reste stable : en moyenne deux jours par semaine, comme en 2023.
Cette modalité demeure une forme d’organisation bien installée.
😊 Satisfaction et attachement des salariés
73 % des télétravailleurs vivent très bien leur situation, et 22 % la vivent plutôt bien.
Seuls 5 % déclarent une expérience négative.
Un salarié sur deux se dit prêt à démissionner si le télétravail est supprimé.
🧒 Les jeunes sont particulièrement attachés à cette flexibilité :
22 % des “accros” au télétravail ont moins de 30 ans, contre 10 % en moyenne.
Les seniors (11 %) y sont moins représentés, notamment à cause de la difficulté à changer d’emploi.
⚙️ Productivité et charge de travail
Le débat sur la productivité reste ouvert, mais :
77 % jugent leur durée de travail inchangée.
18 % disent travailler plus qu’en présentiel.
4,5 % seulement estiment travailler moins.
Une proposition testée – retour au bureau à plein temps contre réduction du temps de travail sans baisse de salaire – n’a convaincu moins de la moitié des répondants.
👉 Le télétravail reste donc fortement valorisé, même par rapport à des avantages horaires.
🤒 Télétravail et santé
Un aspect peu étudié est mis en avant : le télétravail comme “palliatif” à l’arrêt maladie.
76 % des répondants ont déjà travaillé en étant malades.
Raisons : absence de rendez-vous médical, symptômes légers, charge de travail trop lourde, crainte de perte de salaire ou garde d’un enfant malade.
➡️ Cela soulève des questions sur le rapport à la santé et à la déconnexion.
🧑💼 Les managers : les grands oubliés du télétravail
Les managers subissent une forte pression : stress, manque de sommeil, sentiment d’isolement.
71 % n’ont jamais été formés au management à distance.
9 % seulement l’ont été, mais insuffisamment.
Ils doivent gérer des équipes éclatées, souvent sans outils ni accompagnement adaptés.
🧩 En résumé
L’étude montre que :
Le télétravail reste solidement ancré malgré quelques signaux de recul.
Les salariés y tiennent fortement, notamment les jeunes.
La productivité perçue reste stable ou supérieure.
Des zones de fragilité demeurent : santé au travail et accompagnement des managers.




Commentaires