BforBank : un échec stratégique qui ne doit pas faire payer les salariés
Selon l’article des Échos du 25 septembre 2026, BforBank, filiale du Crédit Agricole, envisage une rupture conventionnelle collective (RCC) concernant environ 140 postes sur 577 salariés, soit près d’un quart de ses effectifs.
Cette annonce intervient dans un contexte de difficultés financières persistantes et de réorientation stratégique :
Abandon des ambitions de développement en Allemagne et recentrage sur le marché français.
Nouvelle organisation visant à simplifier et optimiser les activités.
Une entreprise toujours déficitaire malgré les importants moyens financiers mobilisés par sa maison mère.
Un investissement cumulé du Crédit Agricole de 1,3 milliard d’euros depuis la création de BforBank en 2009, dont 490 millions d’euros supplémentaires sur quatre ans, selon les chiffres rapportés par l’article.
Ce nouveau projet de réorganisation marque un tournant pour BforBank, dont les ambitions de développement initiales se trouvent aujourd’hui considérablement réduites.
Notre regard syndical : une situation désespérante, mais malheureusement pas surprenante
Nous avions alerté sur les limites d’une stratégie reposant sur des recapitalisations successives.
Aujourd’hui, les faits sont là : des moyens financiers considérables ont été engagés par les Caisses Régionales, dont notre caisse région régionale, Atlantique Vendée, qui a répondu à chaque fois favorablement aux demandes d’augmentation de capital.
Le Sneca, donner un avis à chaque demande d’augmentation capital NÉGATIF sur toutes les propositions depuis la création.
Les ambitions internationales sont abandonnées et près d’un quart des effectifs pourrait être concerné par une procédure de licenciement.
Notre désaccord historique avec les augmentations de capital ne doit pas être oublié au moment où s’ouvre cette nouvelle séquence sociale.
Nous regarderons les négociations ( le Sneca n’est pas présent à B For Bank) , avec une priorité absolue : protéger les salariés et faire en sorte qu’ils ne soient pas les victimes des errements stratégiques de l’entreprise.




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